Magda à l’honneur à Amiens

Lire, c’est du délice !

Magda (Auzou) est coup de cœur du festival Lire, c’est du délice, à Amiens.

Et j’ai le très grand plaisir d’être le président du jury « Création d’une fable »

Alors c’est parti pour quatre jours de folie

⇒ avec notamment des rencontres scolaires le jeudi 7 et vendredi 8 novembre.
⇒ et un week-end dédicace le samedi 9 et dimanche 10 novembre.

Mais Lire, c’est du délice, c’est aussi :

Samedi 9 novembre – 15h30
Échange autour de Magda
Avec Alexandra Oury, journaliste littéraire

Samedi 9 novembre – 16h
Remise des prix du concours
« Création d’une fable »

Et des dédicaces tout le week-end

Samedi 9 novembre
De 10h à 12h30 et de 13h à 18h

Dimanche 10 novembre
De 10h à 12h30 et de 13h à 17h

Pôle universitaire de la Citadelle
10 rue des français libres. Amiens

Retour en images…

Pau : en route pour Graines de lecteurs

Graines de lecteurs

Bande de Zazous ! (Rouergue) est sélectionné au  festival Graines de Lecteurs à Pau.

© Camille Jourdy

Alors c’est parti pour une journée de rencontres scolaires le vendredi 17 mai, et le Forum des auteurs et des autrices, le samedi 18 mai, de 10h à 15h.

Avec un line-up de folie !

Manon Fargetton
Christophe Mauri
Claire Castillon
Valentine Goby
Anne-Gaëlle Balpe
Alexandre Chardin

Et c’était plus que chouette, la preuve en images :

 

Magda. Premiers échos…

Le Courrier Picard

Un roman pour la jeunesse très remarqué, qui se passe en Picardie. 



Invité du 19/20


La vie des livres

Comment faire, dès lors, pour trouver sa place ? Voici un thème cher à Guillaume Nail qui se plaît, comme dans ses précédents romans, à placer ses héros dans un environnement nouveau, bouleversant tous leurs repères.


France Bleu Picardie

Magda sélectionnée pour le « Label Bleu »
Très jolis mots de notre région…

http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/18060-25.01.2019-ITEMA_21961088-0.mp3


La Manche Libre


Air for Kids

 

Un récit réaliste, aussi touchant que cocasse.

 


La Presse de la Manche

Un sujet d’actualité qui peut facilement être transposé, un sujet universel.

 

La Charte, plus vivante que jamais !

Le 13 février 2019, j’ai accepté (avec plaisir !) de devenir Président de la Charte des auteurs et illustrateurs jeunesse. Engagé depuis trois ans dans l’association, j’explique ici les raisons de ce choix.

La Charte, plus vivante que jamais

Au moment d’intégrer la charte, en 2017, j’écrivais : « j’ai à cœur de donner à la Charte en retour : de mon temps, de mon énergie et de mon enthousiasme, pour qu’elle continue d’offrir autant aux auteurs émergents et confirmés. Bref, (…) tout ce qu’elle fait depuis toujours : aider, fédérer, mutualiser, faire progresser. Agir pour les auteurs, par les auteurs : être au cœur du collectif pour faire entendre nos voix et être plus forts ensemble. »

Deux ans plus tard, l’envie est intacte et plus chevillée que jamais. Les auteur·trice·s restent menacé·e·s, l’urgence est réelle, et il nous faut réaffirmer notre voix, dire haut et fort que sans nous, pas de livres, pas de littérature. Le mouvement #PayeTonAuteur, les méandres administratifs, nos rémunérations : la Charte est de tous les fronts et aide ses membres à mieux comprendre les enjeux qui les concernent, leurs contrats mais aussi à faire valoir leurs droits. Pour que l’association, comme la littérature jeunesse, restent un maillon incontournable et bien vivant de la chaîne du livre.

Si j’accepte aujourd’hui de devenir président de la Charte, c’est parce que je sais que nous allons continuer l’aventure d’une équipe soudée, qui œuvre en permanence à défendre, inventer, accompagner. Nous allons poursuivre les projets déjà initiés – et ils sont nombreux ! –, notamment ceux qui me tiennent à cœur : l’émergence des nouveaux talents, l’égalité et la diversité, mais aussi le chantier de plus en plus récurrent de la liberté d’expression, et des menaces qui pèsent sur les œuvres. Nous allons continuer d’interroger la question du statut des auteurs, de leur métier. Car oui, c’est un métier. Les auteurs et les autrices ne passent pas leur vie à attendre l’inspiration, debout face à la mer. Qui oserait encore le prétendre ? La Charte parle métier et argent, il n’y a là rien de sale. Prendre acte de notre réalité professionnelle n’entache en rien le plaisir qu’on prend à écrire, illustrer, traduire… Cela dit au contraire toute l’attention, tout le soin et tout l’amour que nous portons à ce que nous faisons.

Le collectif, sinon rien

Le secret de la vitalité de la Charte repose avant tout sur ses adhérentes et adhérents, les Chartistes. Plus que jamais, c’est vous qui pouvez relayer les informations, nous remonter les dysfonctionnements, rendre compte des écueils de votre protection sociale, des échanges avec vos partenaires – maisons d’édition, salons, médiathécaires, libraires – et également soutenir nos actions, qui bénéficient à tous les auteurs et autrices, tous secteurs confondus, et servent à donner à la littérature jeunesse la place qui est la sienne : un espace de liberté incroyable, qu’il nous faut préserver. Les portes de la Charte sont donc grandes ouvertes et le conseil d’administration n’attend plus que vous (on a des chouquettes et du café !)

Le CA de la Charte, 13 février 2019

Car s’il est une chose que mes premières années à la Charte ont confirmé, et dont je reste plus convaincu que jamais, c’est que, face à la solitude de l’écriture, mais aussi de la négociation, du doute, le seul salut est dans le collectif. À l’instar des autres dimensions de nos vies – famille, ami·e·s, collègues –, il nous faut nous soutenir, discuter, débattre et confronter nos points de vue avec bienveillance. Ce n’est qu’ensemble qu’on réussit à se sentir moins seul. Oui, je sais, c’est une tautologie, mais il n’est jamais inutile de le rappeler.

Sauver le livre, ensemble

Œuvrer ensemble, c’est aussi ouvrir la porte à tous nos partenaires. Dans l’esprit de la campagne vidéo « On a sauvé le livre ! » imaginée par la Charte à l’automne dernier, nous invitons toujours au dialogue les autres maillons de la chaîne du livre. En représentant les auteur·trice·s jeunesse, la Charte est au cœur de la chaîne. Nous continuons donc de nous mobiliser pour tisser des partenariats, inciter le secteur tout entier à s’interroger, à remettre en question ses pratiques. Et à fédérer les énergies positives.

Enfin, et cela mériterait un texte tout entier, je suis très heureux de reprendre le flambeau de Samantha Bailly, désormais ex-présidente de la Charte, et je tiens ici à saluer l’immense travail qu’elle a accompli (ainsi que celui de toutes celles et ceux qui l’ont précédée). Merci infiniment Sam, pour cette énergie déployée, et dont la Charte va continuer à bénéficier à travers ta position de vice-présidente de l’association et de présidente de la Ligue des auteurs professionnels.

Sam et moi avons toujours travaillé main dans la main. Que La Ligue et la Charte œuvrent de concert est donc une évidence. Quoi de plus normal quand la seule chose qui nous importe, c’est la défense des auteurs et des autrices. Et donc des livres.

 

 

Cap sur l’égalité Femmes-Hommes à Cherbourg-en-Cotentin

Luttons contre le sexisme !

Du 15 au 24 mars 2018, Cherbourg-en-Cotentin organise la 19e édition du Festival Femmes dans la Ville.

Formidable rassemblement populaire destiné à promouvoir l’égalité femmes-hommes, le festival se décline cette année autour du thème « Les femmes et la guerre »


Mon programme

Samedi 17 et Dimanche 18 mars. 13 h – 18 h

La Cité des Mots.
Un salon littéraire dédié à l’égalité. J’y serai en dédicace tout le week-end.

Dimanche 18 mars. 14 h 15

Table ronde
Une façon d’écrire ou d’éditer non sexiste ?
Avec les éditions Talents Hauts et D’égale à égal


Vendredi 23 mars. 9h

Rencontre
Sexisme et stéréotypes : le rôle de la littérature jeunesse
Lycée Jean-François Millet


 

Bande de Zazous ! Premiers échos…

J’aime Lire Max

Un récit très bien écrit qui mêle émotion et joie. 


Le Télégramme

Attendrissante et piquée de folie, cette histoire agit comme une généreuse rasade d’optimisme.


Air for Kids

À Paris, la nuit, Philippe et ses nouveaux amis ne sont pas au bout de leurs surprises.


Librairie Mollat

Quelle délicatesse, quelle tendresse, quelle clairvoyance ! (…) un roman tragi-comique, nous faisant passer du gloussement à la goutte au nez. Philippe nous entraîne dans sa réalité (…) comme si, avec lui, nous pouvions hurler à plein poumons notre ras le bol et le besoin de voir ailleurs.


Librairie L’Émile, Paris

Envie d’une aventure parisienne, drôle et émouvante, à hauteur d’enfant ? Bande de zazous, est fait pour vous ! Même si (…) Philippe enjolive beaucoup son histoire, on est vite embarqué avec lui dans cette folle nuit que tous les enfants aimeraient vivre.


Actu.fr

 Avec quelques sous en poche et la détermination de celui qui n’a plus rien à perdre, le jeune garçon va vivre une nuit d’aventures avec une troupe bohème et bigarrée, qui le trainera jusqu’aux planches d’une grande boîte parisienne, où les paillettes et la vie de zazou vont durablement marquer ce petit garçon avide de sensations.  !


Encres Vagabondes

 Un tourbillon coloré et mouvementé, un tourbillon un peu fou mais irrésistible.


Enna lit

Un style moderne, facile à lire sans être cucul, ce roman jeunesse saura parler aux plus jeunes comme aux adultes.


Biblioteca

L’auteur signe
un nouveau roman au ton loufoque
et décalé pour les préados.

Sous le tilleul

Cette rencontre, ce voyage initiatique va faire grandir de héros et la lecture pleine de vitalité et d’optimisme est revigorante.


Le P’tit Libé

Dans la sélection spéciale Salon de l’agriculture 2018.
Risque d’épidémie de gale, racisme envers les moutons… Léa, qui a un sacré tempérament, va mener l’enquête.


La Ronde des Livres

Dans le génial Bande de zazous ! Philippe fait la rencontre d’une bande de jeunes complètement excentriques et attachants qui vont lui faire vivre la meilleure nuit de Noël de sa vie. (…) Tu ne peux pas offrir meilleure aventure à un•e enfant de 9 ans, juré !

 

 

Les filles veulent zigouiller des dragons et les garçons aiment les histoires de poneys…

Ma tribune pour lutter contre le sexisme en littérature jeunesse, parue sur les sites Actualitte.com et Cheekmagazine.fr

#STOPSEXISME TRIBUNE – Depuis plusieurs semaines, ActuaLitté et la Charte des auteurs et illustrateurs jeunesse proposent aux membres une tribune. C’est une porte à ouvrir pour évoquer les joies et les contrariétés du métier d’auteur, ce qui se trame entre les lignes et les pages. Guillaume Nail est scénariste et auteur, et membre du conseil d’administration de la Charte. C’est lui qui prend la parole aujourd’hui.


Guillaume Nail © Lisa Lesourd
En mars dernier, j’ai été parrain du festival Femmes dans la Ville, à Cherbourg-en-Cotentin, qui œuvre depuis plus de quinze ans en faveur de l’égalité femmes-hommes. Dans ce cadre, je devais répondre à l’épineuse question : la littérature (jeunesse) est-elle sexiste ?
Naïf que je suis, j’étais certain de dénicher les doigts dans le nez pléthore d’éléments pour illustrer mon propos. L’égalité femmes-hommes est plus que jamais dans l’air du temps (Eh, Manu, tu m’entends ?) et nul doute que la littérature jeunesse avait depuis longtemps pris la question à bras le corps, à grand renfort d’études, d’actions et de bonnes pratiques.
Patatras. En réalité, je découvrais des études vieilles des années 1990, de rares maisons d’édition clairement revendiquées anti-stéréotypes – merci entre autres à Talents Hauts – et des auteurs, libraires, chercheurs – motivés mais engagés en ordre dispersé –, dont les témoignages et articles sonnent comme autant d’appels au secours à peine entendus malgré l’urgence de la situation.
Pire encore : quand une figure de proue comme Clémentine Beauvais s’autorise ne serait-ce qu’à s’interroger sur la majorité de prix littéraires décrochés par des hommes dans un secteur aux deux tiers féminin, la voilà confrontée à une levée de boucliers (eh, les gars, elle pose juste la question…).
Et je ne parle pas des maisons d’édition qui cèdent aux sirènes commerciales en segmentant les lectures pour filles et celles pour garçons – avec les ravages que cela entraîne en matière de conditionnement. Et des nombreux ouvrages qui continuent – souvent sans même en avoir conscience – d’assigner aux parents, enfants, animaux, des rôles clairement marqués par une vision binaire de la société.
J’entends déjà les sempiternelles objections : « Mais ça va beaucoup mieux, voyons ! » « Les enfants sont capables de faire la part des choses. » (ben tiens !) Ou encore : « Franchement, y a pas plus grave comme sujet ? »
Eh bien NON !

Cette question est ABSOLUMENT FONDAMENTALE. Loin d’être acquise, l’égalité entre les femmes et les hommes, entre les filles et les garçons, et a fortiori la lutte contre toutes les formes de stéréotypes et la promotion d’une représentation équitable des diversités dans la littérature, forment un enjeu essentiel. Parce que l’égalité ne progresse que trop lentement, il faut sonner la charge en ordre groupé. Et sans attendre. J’ai donc envie de dire : Taïaut !

La Charte doit s’engager ! 

Association pour les auteurs par les auteurs, riche de 1 300 membres, la Charte est au cœur de la chaîne du livre jeunesse. Je l’invite aujourd’hui à prendre ce problème à bras le corps et à faire ce qu’elle sait faire de mieux : tirer profit des bonnes volontés, des bonnes âmes et de toutes les énergies positives et progressistes pour FÉDÉRER et faire évoluer les mentalités.

© Gwenaëlle Doumont

Qu’elle fasse fructifier l’action de toutes celles et tous ceux qui chaque jour œuvrent dans leur coin pour que filles et garçons, femmes et hommes puissent enfin se réaliser dans leur vie, hors de toute projection sexiste et stéréotypée ! Qu’elle conjugue les atouts de nos initiatives isolées pour décliner un programme ambitieux et concret !

1. L’état des lieux

Il est urgent de dresser un bilan exhaustif du secteur – que je redoute peu glorieux : combien d’héroïnes pour combien de héros dans les livres jeunesse ? Combien de mamans ourses s’obstinant à porter un tablier quand leur crocodile de mari bricole trankilou ? Quels écarts de rémunération entre les femmes et les hommes ? Quelle représentation des uns et des autres dans les salons, colloques, prix littéraires ?

Quelle parité dans les volumes d’achats des collectivités locales ? En partenariat avec tous les acteurs de la chaîne du livre, en concertation avec les institutions et l’État (Eh Manu, tu m’entends toujours ?), dotons-nous des indicateurs qui nous permettront de hiérarchiser les domaines d’action et de mesurer les progrès réalisés.

2. La boîte à outils

Il est urgent de diffuser les bonnes pratiques. Toi auteur, toi bibliothécaire, toi éditeur qui fourmille de bonnes idées pour que la littérature jeunesse propose un prisme moins stéréotypé de la société, ton savoir est précieux : identifions ce qui fonctionne à l’étranger, en local, à grande échelle, partout en France, pour diffuser ces outils à tous les acteurs du secteur.

Proposons des formations dédiées et des actions de sensibilisation : comment déconstruire ses propres stéréotypes ? Comment écrire des personnages hors clichés ? Comment faire passer le message ? C’est par la somme de tous ces apports que le secteur dans son entier pourra effectuer sa mue et gommer ses représentations sexuées.

3. La vitesse supérieure

Il est urgent d’arrêter de tergiverser. Quels que soient les arguments qu’on leur oppose, des mesures comme l’obligation de parité sur les listes de candidats en politique, ou l’instauration de quotas dans les conseils d’administration font avancer les choses dans le bon sens – notamment en multipliant les modèles de projection pour les femmes. Alors interrogeons-nous sur les moyens contraignants à notre portée : instauration d’un label pour les achats en bibliothèques ? Boycott des éditeurs sexistes ? Sanctions, pénalités, obligation à transparence sur les rémunérations ? Autant de pistes qui pourraient accélérer les choses.
Toutes vos idées sont les bienvenues. Car tous les moyens, toutes les volontés et tous les engagements féministes sont bons à prendre dès lors qu’ils tendent vers un même but. Dès à présent, je vous invite à me faire part de vos commentaires, de vos idées, de vos actions et de vos témoignages à l’adresse mail dédiée : stop.sexisme@yahoo.com.
Et ensemble, avec la Charte, menons ce vaste chantier pour qu’enfin sexisme, stéréotypes, clichés et discriminations ne soient plus qu’un mauvais souvenir dans la littérature jeunesse.

Chiche ?

Guillaume Nail est auteur, scénariste et féministe.

Son prochain roman, Bande de Zazous !, paraît aux éditions du Rouergue en septembre 2017.