Ton absence

Mon nouveau roman ado, quatrième de mes ouvrages à paraître au Rouergue Jeunesse, parle d’amour, du regard des autres, des premiers vrais émois de l’adolescence, le tout au cœur des paysages splendides du Cézallier, entre Cantal et Puy-de-Dôme.

Ça fait comment quand on désire pour la première fois ? Quand la curiosité laisse sa place à l’attirance ? Quand toutes nos pensées vont vers un seul être ? Le temps d’un stage BAFA, dans les lumières de l’été, Léopold s’éprend de Matthieu. Mais sa bande de potes, menée par Damien, un garçon dominateur et toxique, va très vite se mettre entre lui et son désir. Sous le soleil, l’ambiance s’épaissit et les tensions poussent le groupe au bord de l’explosion.

Toi déjà, tu savais, que la vie est fébrile, qu’à quoi bon les lignes droites, confort et insipides, quand tous les creux attendent, en embuscade, les écarts qui inquiètent, sinueux qui émerveillent.

Qu’il faut savoir saisir et s’emparer, jouir tout entier de ces ciels étoilés et ces lumières de Cézallier, qui jamais plus ne voudront briller. Mais attends.

Laisse-moi remonter les heures, d’abord, je ne veux rien oublier.

Et pour en savoir plus sur le processus d’écriture, les origines du roman et ce qui a guidé mon écriture, quelques réponses en vidéo…

Et si on parlait diversité ?

Ou plutôt, absence criante de diversité en littérature jeunesse… C’est le propos de deux interviews publiées sur l’excellent et hautement recommandable site La Mare aux Mots, dont je reprends ici des extraits…

C’est une question que j’aborde régulièrement, en intervention scolaire, en interview ou lors des différents salons dans lesquels j’interviens. La route est longue, mais ces quelques infos devraient vous permettre d’y voir plus clair ou vous donner des pistes de réflexion.

Interview croisée avec Laura Nsafou

Le sujet scandaleux, c’est l’absence criante de diversité, tant du côté des auteurs et des autrices, que des récits commercialisés, des imageries véhiculées. Il n’y a qu’à voir les allées des salons du livre. Des blancs, des blancs, des blancs. Idem pour les ouvrages. Certes, quelques maisons d’édition commencent à s’interroger, osent des initiatives. Mais on reste en surface. Comme souvent, beaucoup se refusent à voir que des processus discriminants jouent à plein régime, pas toujours conscients, d’ailleurs, mais qu’importe. Et qu’on ne vienne pas me répliquer l’argument pathétiquement creux du « on ne peut plus rien dire, on ne peut plus rien écrire ». La littérature jeunesse mérite mieux que des formules caricaturales, révélatrices d’une certaine misère intellectuelle. Comment, en 2021, peut-on supporter que tout un pan d’auteurs et d’autrices, issu·es de la diversité, ou de récits mettant en avant d’autres visions de la société, des personnages « en marge » n’aient pas accès aux circuits grand public ni voix au chapitre.
Je rêve que les maisons d’édition françaises, dans leur ensemble, comprennent combien elles ont à gagner à opérer cette mue. Et ne soient plus aussi frileuses, ni ne fassent comme si cette question ne se posait pas.

Je rêve que les maisons d’édition françaises, dans leur ensemble, comprennent combien elles ont à gagner à opérer cette mue.

Mon coup de cœur et mon coup de gueule

Où sont ces voix qu’on n’entend pas (ou qu’on refuse d’écouter) alors même qu’elles disent un mal-être, des récits, des vécus et réalités, qui rappellent combien ce qu’on considère comme une « norme » ou une « objectivité » est le fruit d’un système aux mains d’une seule et même caste, arc-boutée sur ses privilèges et pouvoirs, et prompte à les défendre becs et ongles.

Je suis sidéré de voir à quel point la littérature jeunesse française continue de souffrir d’une absence criante de diversité — tant dans les représentations données à voir dans les ouvrages — que des voix éditées.

Où sont les auteurs et autrices racisé·es ? Quid des récits #ownvoices ? Comment est-il possible que les couvertures de certaines traductions soient « blanchies » ? Pour mesurer l’étendue du problème, je vous invite à écouter cet épisode de Kiffe ta race. Il suffit toutefois de déambuler dans les allées du salon du livre et de la presse jeunesse de Montreuil, ou de n’importe quel salon du livre jeunesse, pour constater combien les tables de dédicaces sont désespérément blanches. (Jetez donc un œil sur le trombinoscope des 200 auteur·rices invité·es au SLPJ 2020… .)
Attention, il ne s’agit pas ici de reporter la faute sur tel ou telle, mais bien d’alerter sur le besoin d’une prise de conscience collective.


Une prise de conscience collective s’impose.

À l’étranger, des maisons d’édition prennent le problème à bras le corps, des agences littéraires dédient des fonds à l’émergence d’autres voix.

Et nous ? Quels récits publions-nous ? Par qui les ouvrages sont-ils écrits, illustrés ? Quels livres mettons-nous en avant ? Qui invitons-nous en salon, en librairie, en bibliothèque, en résidence ? À qui attribuons-nous des bourses, des aides ? Il est plus qu’urgent de répondre à ces questions. Et d’agir en conséquence.

Partout, le train d’une plus grande diversité est en marche. Ambition et volontarisme sont plus que jamais nécessaires pour ne pas rater ce coche et continuer de faire en sorte que la littérature jeunesse soit cette porte ouverte sur le monde de demain, et celles et ceux qui l’habiteront. Une société plus juste, riche de toutes ses singularités.

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur moi…

(sans plus avoir besoin de le demander…)

Perluète, le magazine de Normandie Livre et Lecture, me fait l’honneur d’un portrait écrit et vidéo dans son numéro d’automne 2020.

L’occasion de parler de mes engagements en faveur des auteurs et autrices jeunesse, de plus d’égalité et de diversité, mais aussi de mon attachement au Cotentin, mon territoire d’adoption, et de mon désir d’inscrire mes récits dans une réalité géographique.

La littérature jeunesse était pour moi un hasard…
Elle est devenue une évidence.

De quoi revenir sur les inspirations et la genèse de mes différents romans parus notamment au Rouergue, chez Slalom, Auzou et aussi sur le petit dernier à paraître chez Glénat le 14 octobre 2020, Le cri du homard !

Alors bonne lecture et bon film !

Et merci beaucoup aux équipes de Perluète !

Passerelle(s) vers le Limousin

Prix Passerelle(s)

Chouette, Qui veut la peau de Barack et Angela est sélectionné pour le Prix Passerelle(s), qui réunit plus de 2 000 élèves de 20 établissements !
À cette occasion, j’aurai la chance de rencontrer les 17 et 18 mai des  lecteurs de Limoges, Uzerche, Beynat et Lubersac !


De quoi découvrir plus en détail une région que j’aime déjà beaucoup.


Rencontre-dédicace

Et pour démarrer les hostilités, rendez-vous dès le mercredi 16 mai pour une rencontre dans le cadre de la librairie Rêv’en Pages.
Mercredi 16 mai
15h-17h
Libraire Rêv’en Pages.

 


 

Valence Scénario : Semaine marathon

Valence Scénario
Du mercredi 4 au samedi 7 avril, Valence accueille la 21e édition du festival international des scénaristes.
L’occasion de célébrer le scénario sous toutes ses formes et, comme souvent, de se raconter des histoires.


Cadavre exquis :
le fil rouge des festivaliers

Chaque soir, j’animerai pour le compte de l’association Séquences 7 le Cadavre exquis. Créé par la Mafia Princesse, c’est l’occasion de se retrouver entre scénaristes, festivaliers et habitants de Valence pour écrire en direct 3 épisodes d’une même série. Joués par les ligues d’improvisation de la ville.

Mercredi 4 avril. 20h
Épisode #1. Lézarts Café

Jeudi 5 avril. 20h
Épisode #2. Le Cause toujours

Vendredi 6 avril. 20h
Épisode #3. Un air de famille

Samedi 7 avril. 14h
L’intégrale. Chapiteau du Festival


Rencontre-dédicace

Valence Scénario sera aussi l’occasion de discuter avec mes jeunes et moins jeunes lecteurs lors d’une rencontre-dédicace.
Vendredi 6 avril
15h-18h
Libraire L’Étincelle.

 

Cap sur l’égalité Femmes-Hommes à Cherbourg-en-Cotentin

Luttons contre le sexisme !

Du 15 au 24 mars 2018, Cherbourg-en-Cotentin organise la 19e édition du Festival Femmes dans la Ville.

Formidable rassemblement populaire destiné à promouvoir l’égalité femmes-hommes, le festival se décline cette année autour du thème « Les femmes et la guerre »


Mon programme

Samedi 17 et Dimanche 18 mars. 13 h – 18 h

La Cité des Mots.
Un salon littéraire dédié à l’égalité. J’y serai en dédicace tout le week-end.

Dimanche 18 mars. 14 h 15

Table ronde
Une façon d’écrire ou d’éditer non sexiste ?
Avec les éditions Talents Hauts et D’égale à égal


Vendredi 23 mars. 9h

Rencontre
Sexisme et stéréotypes : le rôle de la littérature jeunesse
Lycée Jean-François Millet


 

Parrain du Festival Femmes dans la ville – Cherbourg-en-Cotentin

Affiche Festival Femmes dans la ville Cherbourg 2017Luttons contre le sexisme !

Du 3 au 12 mars 2017, j’ai eu le très grand plaisir d’être parrain du Festival Femmes dans la Ville, de Cherbourg-en-Cotentin.

Formidable rassemblement populaire destiné à promouvoir l’égalité femmes-hommes, le festival se décline cette année autour du thème « L’art a-t-il un genre ? »


Au programme pendant ces 10 jours

Lancement officiel du festival.
Le Qasar


cherbourgeoiseLa Cherbourgeoise.
Grande course pour l’égalité. Ouverte aux femmes et aux hommes !
Place du Général de Gaulle


Julie Gayet

Le cinéma a-t-il un sexe ?
Les deux volets du documentaire, en présence de la réalisatrice et marraine du Festival Julie Gayet
Cinéma l’Odéon


jeunesstereotypesDélibérations du concours « Égalité, sexisme et stéréotypes »
Le Qasar


Collectif des créatrices de bande dessinée contre le sexismeConférence-Débat « Décodons le sexisme dans la littérature ».
Avec Catherine Beaunez et Perrine Rouillon, du Collectif des créatrices de bande dessinée contre le sexisme
Suivie d’une séance de dédicaces


Quelques souvenirs en images…

Qui veut la peau de Barack et Angela

Capture d’écran 2016-08-01 à 19.22.39Une enquête ! À la campagne !
Avec des vaches, des moutons et des pommes !
Pour ses vacances dans le Cotentin, Léa avait peur de mourir d’ennui avec ses parents. C’est raté.
Après avoir assisté à un étrange kidnapping, elle décide de démasquer les coupables. Sans le savoir, elle vient de mettre les 2 pieds dans une mystérieuse affaire d’enlèvements à l’échelle… locale !

http://www.lerouergue.com/catalogue/qui-veut-la-peau-de-barack-et-angela

Quelques critiques presse

Sélections & Prix

Prix Mots et Merveilles – Maubeuge. Lauréat Catégorie Broussailles
Sélection Prix Explolecteurs – Colomiers
Sélection Quais du Polar. Lyon 2017
Sélection Festival du livre de jeunesse de Cherbourg
Sélection Prix Dimoitou – La 25e Heure / Le Mans
Sélection Prix Passerelle(s) Limousin
Sélection Prix Jeunes lecteurs Festival du polar Bloody Fleury. Fleury sur Orne, Calvados
Sélection Prix du Livre Paris-Orly
Sélection Prix des petits lecteurs. Librairie Le Bel Aujourd’hui, à Tréguier
Sélection Prix Minotaure – Coulommiers